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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 11:47


Bonsoir,
      
Ce deuxième article porte sur des sites du centre de l'île, le plateau du Dogny, le parc des Grandes Fougères et le Sentier des Sources. La flore est totalement différente des stations du Sud présentées dans le premier article, on côtoie ici les fougères arborescentes et les mousses typiques des forêts de brume à partir des 500 ou 600 mètres.
 
Les orchidées sont bien sûr nombreuses dans cet environnement mais parfois difficiles à apercevoir lorsqu'elles sont perchées à la cime d'arbres de plus de vingt mètres. De nombreuses épiphytes ont tout de même pu être observées dans des zones à la végétation plus basse et plus ouverte comme les forêts à Niaouli du parc des Grandes Fougères ou en forêt galerie le long du Sentier des Sources.
 
L'observation d'oiseaux est aussi un des points fort de la zone et l'on aperçoit régulièrement des perruches de la chaîne, Eunymphucus cornutus, des Notous, Ducula goliath, plus grand pigeon au monde très apprécié des tribus locales, ou encore le faucon calédonien, Accipiter aplocrous.
       
Voici donc, en quelques mots et quelques photos, une présentation très succincte de ces endroits et des orchidées rencontrées en commençant par le parc des Grandes Fougères qui regroupe plus de 40 espèces d'orchidées soit 20% des orchidées de Nouvelle-Calédonie.
     
        Le parc des Grandes Fougères
 
Un vaste parc naturel de 4500 hectares, entre 400 et 700 mètres d'altitude, divisé en trois zones. La première dédiée à la chasse, la seconde à la promenade et la randonnée et la troisième à la conservation. Cette dernière bénéficie par conséquent d'une protection intégrale.
   
    Grandes-Fougeres.jpg

J'avais visité ce parc une première fois en 2010 lors d'une journée porte ouverte et me souviens avoir participé au reboisement de zones dégradées en plantant un "bois bleu". Après bientôt un an, les jeunes arbres vont bien et grandissent doucement. Les grillages semblent les protéger efficacement des cerfs qui, trop nombreux, dévorent les jeunes poussent et nuisent au renouvellement des forêts.
 
Reboisement-1.jpg
 
J'avais aussi rapidement exploré  la zone basse du parc et rencontré Dipodium punctatum var. squamatum en fleur.  Cette année, j'ai pu y passer deux journées complètes et explorer l'ensemble du parc jusqu'au pic Vincent, point culminant à 703 m exactement. J'y ai rencontré beaucoup d'espèces dont certaines très rares comme Gonatostylis vieillardii, genre endémique à la Nouvelle-Calédonie, ou la forme de Bouletia finetiana (syn. Dendrobium finetiana) au labelle rouge que l'on ne rencontre que dans ces montagnes.
 
    Gonatostylis-vieillardii_2.jpg

Les Dendrobiums et genres apparentés sont d'ailleurs très bien représentés ici avec Eleutheroglossum poissonianum (syn. Dendrobium poissonianum), Grastidium camaridiorum (syn. Dendrobium poissonianum), Dendrobium oppositofolium, Dendrobium muricatum, Dendrobium odontochilum (forme de montagne), Thelychiton comptonii (syn. Dendrobium gracilicaule) et comme cité précédemment la forme au labelle rouge de Bouletia finetiana (syn. Dendrobium finetiana).

Le genre Bulbophyllum est aussi très présent, on rencontre couramment les espèces hexarophalos, baladeanum, ebulbe, longifolium et betchei et plus rarement Bulbophyllum pallidiflorum.  
 
Parmi les épiphytes citons encore Liparis elliptica, Liparis condylobulbon, Liparis gibbosa, Eria rostriflora, Phreatia pachyphylla, Phreatia sp., Rhnychophretia micrantha, Oberonia equitans, Teaniophyllum sp., Microtatorchis schlechteri et même exceptionnellement Pholidota imbricata.

En plus de toutes ces épiphytes, on trouve de nombreuses terrestres comme Calanthe hololeuca et Goodyera viridiflora en forêt humide ou encore, Dipodium punctatum var. squamatum, Appendicula reflexa, Corybas neocaledonica, Chrysoglossum ornatum, Acianthus heptadactylus, Taurantha ophioglossa et Gonatostylis vieillardii dans les forêts plus ouverte  dominées par les Niaoulis  et enfin Eriaxis rigida, Megastylis gigas, Spathoglottis plicata, une forme claire de Taurantha ophioglossa et Thelymitra longifolia en maquis.
 
Un site de première importance donc avec un minimum de 36 espèces d'orchidées dont de nombreuses espèces endémiques. La déclaration en 2008 de la zone en parc naturel, les actions de reboisement et l'intérêt des calédonniens pour leur environnement laisse présager le meilleur pour cette zone.

Parc-vue.jpg

   
 
Bouletia finetiana

synonyme: Dendrobium finetiana section grastidium

Une espèce épiphyte endémique, commune sur l'île, et qui présente une variation de couleur selon les populations. En effet, la plupart des spécimens ont leurs pétales et sépales jaunes veinés de rouge avec un labelle clair mais les spécimens du parc des Grandes Fougères sont orange-ocre avec un labelle pourpre très intense.

Les photos ci-dessous présentent, un spécimen type du parc de la Rivière Bleue (photo en haut à gauche) ainsi qu'un spécimen du parc des Grandes Fougères aux fleurs richement colorées (photo du bas).

Bouletia finetiana 1
Bouletia-finetiana-2.jpg
 

Grastidium camaridiorum

synonyme: Dendrobium camaridiorum section grastidium
       
Une autre espèce endémique, très belle mais aussi très éphémère puisque sa fleur ne dure qu'une seule journée. Largement répandue sur toute l'île, il est cependant exceptionnel de la rencontrer en fleur.


Grastidium-camaridiorum.jpg


Bulbophyllum hexarhophalos

Un joli Bulbophyllum notable par ses appendices oscillants qui entourent la colonne et le labelle des fleurs. La coloration de ses sépales varie du jaune au rouge.

L'espèce se rencontre aussi en Nouvelle-Guinée, aux Iles Bismarck ou encore aux Fidji à basse altitude jusqu'à 500 mètres. En Nouvelle-Calédonie, on rencontre cette espèce plutôt dans le sud, en forêt humide comme au parc de la Rivière Bleue où elle est abondante.


Bulbophyllum-hexarophalos-1.jpg


Calanthe hololeuca

Une espèce que l'on rencontre dans les îles du Pacifique sud et qui ici, au Parc des Grandes Fougères évolue à environ 500 mètres d'altitude en forêt humide. Comme les autres espèces de Calanthe de l'île, on la rencontre sur le bois mort et les troncs pourris en sous-bois.
 
Calanthe hololeuca forme une grappe de fleurs serrées complètement blanches. Elles s'ouvrent peu et jaunissent avant de faner complètement.

Calanthe-hololeuca.jpg
   

Corybas neocaledonicus

Une espèce minuscule qui demande à regarder où l'on met les pieds ! Seule représentante du genre Corybas en Nouvelle-calédonie, on la rencontre également au Vanuatu et en Australie. Elle se rencontre ici à 600 mètres d'altitude en forêt mixte de niaoulis sur un sol très mouillé.


Corybas-neocladonicus.jpg
     
 
Taurantha ophioglossa
   
synonyme
: Pterostylis ophioglossa
   
Une espèce rencontrée ici dans le maquis du pic St-Vincent à 700 mètres d'altitudes mais aussi plus bas sur talus moussu en bordure de chemin. Les fleurs poussant à découvert dans le maquis sont plus claires et de plus petite taille que celles en forêt.


       Taurantha-ophiogossa-2.jpg
        
         
         
         
Le plateau du Dogny
    
 
J'avais tenté une première ascension du plateau l'an dernier, le week-end suivant mon arrivé sur l'île mais le décalage horaire se faisant encore ressentir, je n'étais même pas parvenu à la moitié du parcours. En effet, avec 1000 mètres de dénivelé et encore plusieurs kms une fois arrivé sur le plateau, l'exploration des lieux demande une condition physique minimum.
 
Cette année fut donc la bonne et l'exploration des forêts d'altitude a valu les efforts consentis. Le beau temps a même été de la partie permettant d'avoir une magnifique vu sur la côte et  les montagnes environnantes une fois arrivé sur les hauteurs du plateau. 
     
Vue depuis le sommet du plateau  
       
Trois zones peuvent être grossièrement distinguées, la forêt de basse altitude des versants du plateau jusqu'à 600 m puis la forêt humide entre 600m jusqu'au plateau et enfin le plateau à 1000 mètres d'altitudes  où un maquis d'altitude et des lambeaux de forêt se partagent les lieux. Les essences de ces trois zones sont différentes et les orchidées qui s'y sont établies sont également différentes.
 
   

Forêt humide de basse altitude

La forêt jusqu'à 600 mètres se caractérise par de grands arbres colonisés par les grandes fougères Asplenium nidus et Drynaria rigidula. On retrouve des espèces d'orchidées typiques des forêts humide de basse altitude de la région centrale de l'île, à savoir Rhynchophreatia micrantha, Bulbophyllum longifolia, Dockrilia bowmanii,  Luisia teretifolia, Oberonia equitans, Liparis condylobulbon, Eria rostriflora et Thelychiton comptonii (syn. Dendrobium gracilicaule).
 
          Asplenium-nidus.jpg
 
    
 
Forêt humide d'altitude
 
A partir de 600 mètres la forêt devient plus humide au fur et à mesure que l'on prend de l'altitude. Les fougères, arborescentes et autres, deviennent alors de plus en plus abondantes.
  
Au sol, les imposantes Calanthe balansae se mélangent aux fougères mais aussi Goodyera viridiflora, Malaxis taurinaPristoglottis montana,  Chrysoglossum ornatum qui, comme les Calanthes, s'établit sur les troncs mort au sol
 
Earina valida et Liparis phalacrocorax  font leur apparition dans les arbres mais les épiphytes sont encore assez rares et difficiles à observer.
     
       
Goodyera viridiflora :
 
Une espèce peu commune ici en Nouvelle-Calédonie que je n'ai rencontré qu'ici sur les pentes du plateau du Dogny et au parc des Grandes Fougères. Elle se rencontre cependant dans toute l'Asie depuis l'Inde jusqu'au Japon en passant par l'Australie !!! Pour une fois, un contre-exemple de l'endémisme des espèces indigènes de Nouvelle-Calédonie mais elle n'en reste cependant pas moins jolie.
 
 Goodyera viridiflora
 
 
Calanthe balansae :

Sans doute l'espèce de Calanthe la plus répandue de l'île, elle se rencontre du nord au sud dans les zones les plus humides souvent au-dessus de 800 mètres comme ici ou sur le mont Mou et le mont Ignambi mais aussi à plus basse altitude comme au le parc de la Rivière Bleue. Abondante dans les stations où elle s'établie, elle passe difficilement inaperçue.
 
Calanthe balansae
 
 
Pristiglottis montana :
 
Une jolie terrestre endémique des forêts humides de montagne de Nouvelle-Calédonie. Elle a également été rencontrée dans la forêt des Koghis à la même altitude (environ 700 mètres).

Pristiglottis-montana.jpg
 
 
     
Forêt et maquis du sommet du plateau
 
Arrivé au sommet, on débouche sur le plateau recouvert à la fois de maquis et de forêt. Ces forêts sont uniques et très différentes de celle des flancs du plateau. Elles sont particulièrement riches en orchidées et beaucoup de nouvelles espèces apparaissent ici. On peut citer Bulbophyllum lingulatum que l'on rencontre ici en grande quantité, Calanthe balansae, Dendrobium oppositofolium, Dendrobium muricatum, Bouletia finetiana (syn. dendrobium finetiana) ou encore Bulbophyllum baladeanum. La zone dénombre également beaucoup de Microtatorchis et de Taeniophyllum, orchidées sans feuilles qui ne se rencontrent que dans les zones quotidiennement embrumées comme au sommet du mont Mou ou du mont Bouot.

Le maquis est cependant moins fourni en orchidée où seul Eriaxis rigida a été observé.
 
 
Maqui-s-2.jpg      
 
         
Bulbophyllum lingulatum :
 
Une espèce abondante mais qui ne se rencontre ici que dans les lambeaux de forêt du sommet du plateau. Elle colonise alors les troncs sur de vastes zones. Son nom provient de la forme du labelle qui rappelle une langue pendue. Espèce endémique.
 
Bulbophyllum lingulatum 1
 
       
Bulbophyllum baladeanum :

Très jolie espèce, plutôt rare ici sur le plateau mais abondante dans d'autres stations comme dans le parc des grandes Fougères à quelques kilomètres.
Deux formes différentes sont regroupées sous le même taxon. L'une à ses pétales dorsaux soudés et l'autre, comme présenté ci-dessous, à ses pétales dorsaux libres. D'autres différences morphologiques de la plante (taille des bulbes et du rhizome) séparerait également ces deux formes. S'agit-il vraiment de la même espèce ?


Bulbophyllum baladeanum 1
              
       
Le Sentier des Sources

Un endroit paisible toujours de la région de Farino, idéal pour la promenade du dimanche en famille. Le circuit de 3 kms A/R longe une  petite rivière tumultueuse où l'on y aperçoit de nombreux oiseaux dont la perruche de la chaîne près des goyaviers sauvages dont elle se nourrit. La zone est quand même habitée et transformée, seuls les abords de la rivière  forment une forêt galerie abondante en espèces d'orchidées et de hoya.


Perruche-de-la-chaine.jpg
 
On retrouve ici beaucoup de Bulbophyllum longifolium, épiphyte comme lithophyte, ainsi que de nombreux Rhynchophreatia micrantha, des Oberonia equitans et des Liparis condylobulbon. Quelques Liparis gibbosa, Bulbophyllum betchei, Eria rostriflora  et Thelychiton comptonii (syn. Dendrobium gracilicaule) se rencontrent sporadiquement aussi, et exceptionnellement, un spécimen de Sarcochilus koghiensis, une espèce endémique, rare et peu abondante a aussi été observé dans la zone.        
         
Sentier-des-Sources.jpg
                

 

Liparis condylobulbon

Ce Liparis abonde dans toute l'Asie du Sud-est et ici aussi en Nouvelle-Calédonie où l'on en trouve beaucoup dans le nord et la région centrale de l'île. Il s'agit sans doute de l'espèce du genre Liparis la plus connue et l'une des rares cultivée par les amateurs d'orchidées.

 

Liparis-condylobulbon.jpg

 

 

Liparis gibbosa

 

Un autre Liparis épiphyte également largement répandu dans toute l'Asie du sud-est. Bien que son aire de répartition soit large et qu'il s'adapte donc à de nombreux climats, il est ici peu prolifique et peu de spécimens se rencontrent dans les stations. Je n'ai observé que quelques plantes au Parc des Grandes Fougères, au Parc de la Rivière Bleue et ici au Sentier des Sources.

Liparis-gibbosa.jpg
 
Lipparis-gibbosa-in-situ-1.jpg
 
     
Albums photos à voir :

 

- orchidées de Nouvelle-Calédonie

- plantes carnivore de Nouvelle-Calédonie

- paysages et forêts de Nouvelle-Calédonie

- plantes remarquables de Nouvelles-Calédonie

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 14:06

        Bonsoir,
 
Je partage avec vous aujourd'hui un premier article sur deux stations explorées en Nouvelle-Calédonie au mois d'avril.
   
J'ai pu cette année approfondir des zones peu explorées l'an dernier lors de ma première venue sur l'île mais aussi découvrir de nouveaux site et même me rendre à l'extrême nord de l'île pour réaliser l'ascension du mont Ignambi, troisième sommet du massif du Panié, un site difficile d'accès et peu exploré.
 
J'ai croisé des centaines d'orchidées lors de ces excursions et plus de 30 espèces différentes en fleur parmi les 200 espèces recensées sur l'île, pour la plupart endémiques et souvent peu documentées.  
 
Cette 1ère partie nous emmène dans deux stations du Sud de l'île, la Réserve Botanique de la Chute de la Madeleine et le site de Port Boisé, à l'extrême sud de l'île face à la mer.

La réserve botanique de la Chute de la Madeleine
 
Un site du sud de l'île exceptionnel, d'une richesse botanique inouïe. 168 espèces végétales y sont recensées dont 95% endémiques de la Nouvelle-Calédonie. Les espèces de conifères primitifs et le "bois bouchon", Retrophyllum minor, sont les espèces les plus prestigieuses du parc mais les orchidées ne sont pas en reste. On y trouve de très belles espèces comme Eleutheroglossum ngoyense qui se développent sur les branches des Araucaria muelleri ou encore Cannaeorchis verruciferum, espèce terrestre, qui profite de l'humidité maintenue par les lichens terrestres du genre Cladonia pour s'établir.
 
Chute de la madeleine 
 
Cannaeorchis verruciferum et staetoglossum
 
synonyme : Dendrobium verruciferum et staetoglossum section Cannaeorchis.

C
es deux espèces endémiques se rencontrent ici abondamment et bien que fleurissant simultanément et appartenant à la même espèce ou section, elles ne s'hybrident pas.   
 
 Cannaeorchis-species-2.jpg
 
 Les plantes de Cannaeorchis verruciferum atteignent 1 à 1,5 mètre de hauteur et forment des cannes plutôt fines par rapport aux autres espèces du genre. Les fleurs sont agréablement parfumées et les sépales et pétales sont rouge-orange, le labelle vert-jaune. Quelques spécimens, aux couleurs plus prononcées, présentent une coloration rouge et jaune de la moitié inférieure du labelle. Les fleurs se présentent aux nombre de 1 à 3 par inflorescence et restent dirigées vers le sol. Les fleurs sont faiblement colorées à leur ouverture puis se colorent au fil des jours.
      Cannaeorchis-verruciferum--fleur-3.jpg
 
Cannaeorchis staetoglossum présente des plantes plus robustes atteignant 2 mètres et ces fleurs, beaucoup moins remarquables que Cannaeorchis verruciferum, sont unicolores d'un jaune pâle légèrement pointillé. S'ouvrant à peine, elles restent orientées vers le sol comme C. verruciferum.
 
L'attraction du pollinisateur s'opère par la sécrétion de nectar comme en témoigne la présence systématique de fourmis à la base de la colonne et du labelle (ce qui n'est pas le cas de C. verruciferum).
 
 
Eleutheroglossum ngoyense
 
synonyme : Dendrobium ngoyense section Eleutheroglossum

 
Une espèce remarquable, endémique, que l'on rencontre ici sur les petits Araucaria muellerii qui peuplent la cuirasse ferralitique des abords de la Rivière des Lacs. La plante est de petite taille, d'une dizaine de centimètres et produit entre 1 et 3 fleurs par inflorescence, remarquables par leur taille et leur labelle.

 
 
eleuther.jpg
 
    habit.jpg
 
L'espèce se rencontre également dans les maquis bien préservés des alentours du Lac en Huit toujours sur de fines branches.
 
 
Eleu.jpg
 
Dendrobium odontochilum
 
synonyme : Tropilis odontochila
 
On trouve deux formes différentes de ce Dendrobium sur l'île. La forme dite "de montagne" et celle que l'on trouve ici dans un environnement plus sec et plus chaud à moins de 200 mètres d'altitudes. Cette forme de basse altitude présente des plantes moins robustes, plus effilées et des fleurs  fragiles de texture moins consistante que la forme de montagne. Elle se développe ici épiphyte s'établissant à la base des arbrisseaux bénéficiant d'un ensoleillement partiel alors qu'en montagne, elle se rencontre épiphyte en forêt en situation plus ombragée à plusieurs mètres du sol.
 
D'autres différences sont également notables entre les deux formes, la forme de basse altitude est complètement blanche alors que du rouge et du jaune colorent le labelle des formes d'altitudes. La disposition des fleurs est également différente d'une forme à l'autre, elles sont toutes résupinées sur les spécimens rencontrés à basse altitude alors qu'en montagne elles sont moins nombreuses par inflorescence et ne sont pas toujours résupinées. Personnellement, je ne suis pas convaincu que ces deux formes appartiennent à une seule et même espèce.
 
 Dendro-odonto.jpg
 
 
Prasophyllum calopterum
 
Espèce terrestre endémique et peu commune des maquis au sol latéritique de l'île. L'espèce est très discrète et demande une attention particulière pour la repérer. Une seule plante a été observée ici à la Madeleine. D'autres plantes ont été également observées dans le maquis de la région de Poro.
 
prasophylum calopterum in situ 2
 
La plante atteint 20-25 cm, la tige grêle est érigée et comporte une vingtaine de petites fleurs résupinées en clochette de couleur jaune-verdâtre. Une petite protubérance de couleur rouge marque la base du labelle.
 
 
Drosera neocaledonica et Cladonia

 

Le site est également remarquable pour ses populations de Drosera neocaledonica qui poussent ici par centaines sur le sol latéritique et pauvre en nutriment caractéristique du sud de l'île. On les retrouve entremêlés aux lichens du genre Cladonia.

 
 
 Habitat-Drosera-neocaldeonica-1.jpg
        Cladonia sp.
 Cladonia floerkeana
      


Le site de Port Boisé
     
A l'extrême sud de l'île, le site de port Boisé est une station d'orchidée des plus étonnantes. La végétation se compose de quelques arbrisseaux et d'Araucaria nemorosa qui recouvrent la cuirasse ferralitique de la zone. A première vue je n'aurais jamais cru que des orchidées puissent s'établir ici, on est si loin du cliché de la "cloudforest" !!! Et pourtant... les orchidées pullulent et l'on y trouve Sarcochilus rarus  qui ne se développe qu'ici. Une espèce non seulement endémique à la Nouvelle-Calédonie mais endémique à ces quelques hectares !!!
 
site-de-Port-Boise.jpg
       
En plus de cette espèce très localisée, on rencontre également des espèces répandues dans toute l'Asie du Sud-est comme Luisia teretifolia, Appendicula reflexa, Thelychiton comptonii (syn. Dendrobium gracilicaule), Flickingeria comata, Dockrillia bowmanii  ou encore d'autres espèces calédoniennes comme Cannaeorchis fractiflexa, Eriaxis rigida, Dendrobium odontochilum et des Bulbophyllums que je n'ai pu identifier. Beaucoup d'espèces donc pour cette station du bout du bout du monde.
 
Vegetation-port-Boise.jpg

Sarcochilus rarus
  
Une espèce particulièrement localisée et rare comme son nom l'indique puisqu'elle ne se rencontre que sur ce site où elle est abondante. Elle se développe épiphyte accrochée à la base des troncs des arbustes mais aussi sous forme saxicole et même terrestre parfois. La plante reste toujours bien dégagée de son support, seules quelques racines s'y accrochent.

sarcochilus-rarus.jpg
 
   
Appendicula reflexa
 
Espèce que l'on rencontre ici sous forme terrestre ou semi-terrestre s'établissant à la base des troncs des arbustes. Sur d'autres stations comme à Rivière bleue, l'espèce est épiphyte à plusieurs mètres du sol.
 
Appendicula-reflexa.jpg

Dockrillia bowmanii
 
Synonyme : Dendrobium bowmanii, Dendrobium chalandei.
       
Très jolie espèce délicatement parfumée peu fréquente à Port Boisé sur les rochers et branches au sol bénéficiant d'un ensoleillement partiel. La même espèce a également été rencontrée  dans la région de Sarraméa haut dans les arbres directement exposée au soleil. Son parfum rappelle le muguet.

Dockrillia-bowmanii.jpg
     
Flickingeria comata
     
 Espèce très abondante dans cette station qui est un des rares sites où elle se rencontre en Nouvelle-Calédonie. Elle se rencontre ici toujours saxicole, à même la cuirasse ou sur des rochers. Souvent en plein soleil, les arrières sont alors souvent asséchés ou même brûlés. C'est une des rares orchidées indigènes cultivée par les habitants.
     
          Flickingeria comata

Luisia teretifolia
  
Une espèce largement répandue en Asie du Sud-est que l'on rencontre ici en situation chaude et bien exposée au soleil. Elle colonise les grands arbres isolés et bénéficie ainsi d'un bon ensoleillement. La coloration intense du labelle est remarquable.
 
   Luisia-teretifolia-3.jpg

    Luisia-teretifolia-5.jpg
Albums photos à voir :

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 19:31

Bonsoir,

 

Je partage avec vous ce soir ces merveilleuses espèces de Dendrobiums qui années après années enchantent les premiers jours du printemps dans notre serre par leurs floraisons généreuses, leurs couleurs bien marquées et leurs parfums d'agrumes. Rien de bien rare, au contraire, il s'agit des espèces des plus classiques du genre mais on ne s'en lasse pas !!!

 

Une petite compilation donc de ces floraisons printanières 2010 et 2011.

 

 

Dendrobium lodigesii, avril 2010

 

 Dendrobium lodigesii 2, avril 2010

 

 

 Dendrobium primulinum, mai 2010

 

 

Dendrobium densiflorum, mai 2010

 

 

Dendrobium densiflorum 2, mai 2010

 

 

 

Dendrobium nobile, mars 2009

 

 

Dendrobium farmerii 2, avril 2011

 

 

Dendrobium farmerii, avril 2011

 

 

 

Dendrobium lindleyii 2, mars 2011

 

 

Dendrobium jenkinsii, mai 2010

 

 

Dendrobium speciosum, février 2010

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Published by Edouard - dans Dans la serre...
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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 08:33

 

Bonsoir,

   

J'ai passé quelques semaines au sud de l'île de Luzon dans la région de Batangas ainsi que sur l'île de Mindoro à Puerto Galera d'où je vous ramène quelques photos des week-ends passés dans les forêts et espaces encore préservés qui ont été bien difficiles à trouver, je l'avoue. 

  

Phalaenopsis amabilis, Batangas, Luzon, PhilippinesOn compte parmi les 800 orchidées provenant des Philippines les plus belles espèces de Phalaenopsis comme P. schilleriana, amabilis, stuartiana, philippinensis qui sont à l'origine des hybrides aujourd'hui commercialisés ou encore une dizaine d'espèces de Paphiopédilum dont P. phillipinense, acmodontum, haynaldianum, etc... ainsi que le fameux Euanthe Sanderiana (syn. Vanda sanderiana) qui nous vient de Mindanao. Malheureusement ces espèces se raréfient toujours plus dans leur milieu naturel en raison de la pression conjuguée des collectes démesurées du siècle passé et de la destruction massive de leur habitat.

   

Cependant, l'affection des philippins pour les orchidées permet une conservation ex-situ dans les jardins et patios des habitants évitant une disparition complète de ces espèces de leur localité d'origine. J'ai ainsi souvent rencontré dans les jardins Vanda lamellata, une espèce dont l'état de conservation in-situ est critique, ainsi que Phalaenopsis amabilis ou encore Grammatophyllum multiflorum. Ces espèces botaniques se cultivent au milieu de nombreux hybrides de Dendrobium ou de Vanda (hybride de V. teres).

                              

Durant ces quelques temps passé dans ce pays, j'ai pu me rendre dans trois zones encore préservées : le parc national Palay-Palay au sud-ouest de Luzon, les pentes du Mont Malasimbo sur Mindoro et dans une forêt encore épargnées des environs de Tagaytay. J'y ai rencontré quelques orchidées mais peu en comparaison de ce que j'ai pu observer dans les stations des pays d'Amérique latine. Peu d'espèces et surtout peu de spécimens. En revanche, ces forêts pullulent de bestioles, mille-pattes, fourmis géantes, phasmes, gastéropodes,etc... .

 

 

Vanda lamellata, Batangas, Luzon, Philippines 

 

  

Habitat-hernandezii_clip_image001_0005.gif

 

Le parc national Palay-Palay

 

Habitat-hernandezii_clip_image001_0005.gif

 

Palay-palay N.P.

Ce parc est situé entre les provinces de Cavite et Batangas et protège une de dernières portion de forêt sempervirentes (ombrophiles) de basse altitude de l'île de Luzon. Trois sommets d'environ 600 mètres d'altitude, le Pico de Loro, le mont Palay-Palay, et le mont Mataas na Gulod font parties de la zone protégée et j'ai pu grimper jusqu'au pied des rochers formant le pico de Loro.

 

Aeridinae species, Luzon, PhilippinesLes températures élevées et le faible taux d'humidité de la zone en font une zone peu propice aux orchidées et aux épiphytes en tout genre et je n'ai rencontré que quelques espèces terrestres et l'une ou l'autre épiphytes au sommet. Il s'agissait d'un Dendrobium distichum et d'une espèce de la famille des Vanda, un Aerides ou peut-être un Rhynchostylis (photo à gauche).

 

La promenade, bien que éprouvante en raison de la chaleur accablante, restait très intéressante, la forêt est très belle et j'ai aperçu une troupe de singe ainsi que de jolies oiseaux et de très jolis Bégonias aux sommets où la température est à peine plus fraîche.

 

   

  

Parc national Palay-Palay, Luzon, Philippines.   

  

En route vers le pico de Loro...

 

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Pico de loro, Palay-Palay N.P.

 

Pico de Loro, 664 mètres d'altitude

 

 

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Mindoro, le Mont Malasimbo

  

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en route vers le Mont Malesimbo

 

Bien que Mindoro ne soit situé qu'à moins d'une heure de bateau depuis Batangas, le climat change radicalement sur cette île où il pleut davantage en raison de l'influence de hauts sommets comme le mont Halcon. Les quelques jours passés sur cette île, encore sauvage, ne m'a permis d'explorer qu'une infime partie de ces richesses... L'ascension du Mont Halcon demande par exemple 3 jours et il est impossible de s'y rendre sans guide et sans une autorisation préalable des autorités. On y rencontre par exemple de magnifique Nepenthes ainsi que le Paphiopédilum urbanianum dans les sous bois des forêt de basse altitude entre 400 et 800 mètres. Cette espèce endémique de Mindoro est malheureusement comme tous les Paphiopédilum philippins sur le point de s'éteindre dans son habitat naturel.

 

Tamara falls, Mindoro, Philippines.

 

Cascade de Tamarra

 

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Je me suis donc cantonné à une zone plus accessible depuis Puerto Galera, les versants du Mont Malasimbo qui étaient déjà suffisament difficile à atteindre sous les trombes d'eau qui tombaient. La forêt était magnifique, accrochée aux falaises calcaires qui apparaissaient à nu lorsque le dénivelé était trop important. 

  

Forêt primaire, Mont Malesimbo, Mindoro, Philipines.

 

Epaisse forêt impénétrable

 

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Falaises de calcaire, Mindoro, Philippines.

 

Falaises calcaire

 

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Malgré l'humidité de la zone, les épipytes restaient peu nombreuses mais j'ai quand-même pu observer quelques espèces comme Dendrobium distichum et des représentants des genres Eria, Luisia, Bulbophyllums ainsi qu'une jolie espèce terrestre, Malaxis ramosii seule espèce rencontrée en fleur. Pour toutes ces espèces le nombre de spécimens rencontrés était très faible et se limitait souvent à une ou deux plantes.

 

  

Malaxis ramosii, Mindoro, Philippines.

 

 

Malaxis ramosii, Mincoro, Philippines.

 

Escargot, Mindoro, Philippines.L'ascension a du être interrompue en raison des conditions trop difficiles, certaines pentes trop abruptes demandaient à "escalader" le chemin à même la boue infestées de sang-sue  et il fallait constamment s'en débarrasser et les empêcher de remonter le long des jambes et des bras.  

  

Un essaim de guêpes nous a également pris en chasse ce qui a valu 4 piqures au collègue qui m'accompagnait. En plus des guêpes et des sang-sue qui en avait après nous, la zone grouillait d'insectes et de bestioles en tout genre et toute tentative de parcours "hors-piste" était vraiment dangereuse.

 

  

 

Eria sp., Mindoro, Philippines. 

 

  Eria se développant dans l'humus s'accumulant des les pierriers

 

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 Dendrobium distichum, Mindoro, Philippines.

 

Dendrobium distichum directement exposé au soleil

 

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Dendrobium sp., Mindoro, Philippines.

 

Espèce de dendrobium à l'ombre du sous-bois (D. arcuatum?)

   

  

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Tagaytay, dernière parcelle de forêt primaire

  

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Dans la région de Tagaytay, au-dessus de volcan de Taal, existe un dernier lambeau de forêt encore épargné avec des arbres de plusieurs dizaines de mètres dont les troncs ont parfois un diamètre de plusieurs mètres. La zone recouvre à peine quelque hectares que l'on peut parcourir de long en large sans souci. Il s'agit sans doute de la zone où j'ai rencontré le plus d'orchidées. Souvent perchées à plusieurs dizaines de mètres du sol, il était difficile d'en voir le détail et la plupart des plantes observées étaient des spécimens tombés au sol. J'aurais ainsi pu remplir quelques gros sacs de Dendrochilums, Dendrobium, Bulbophyllum, Liparis et autres espèces qui pourissent et se meurent au sol... mais faute d'endroit où les emmener j'ai du me résoudre à les laisser sur place. 

  

 

 

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Espèces rencontrées à même le sol

 

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C'est ici que j'ai croisé l'arbre le plus impressionnant que j'ai pu apercevoir en forêt tropicale. Il était vraiment impressionant et majestueux. son diamètre était bien de trois ou quatre mètres et j'aurais aimé pouvoir faire un tour du sommet de ces branches pour y observer ses hôtes.  

 

 

Arbre géant, Tagaytay, Luzon, Philippines; 

 

Arbre géant avec un tronc de 3 à 4 mètres de diamètre

 

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Aeridinae species, Tagaytay, Luzon, Philippines. 

 

Espèce du groupe des Vanda bien accrochée à une bonne vingtaine de mètres de hauteur

 

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Arbre centenaire, Tagaytay, Luzon, Philippines.

 

On comprend pourquoi ces arbres empêchent les glissements de terrains !!!

 

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Liparis sp. Tagaytay, Luzon, Philippines. 

 

Espèce de liparis en fleur abondante dans cette forêt 

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Plante grimpante, Tagaytay, Luzon, Philippines.

 

Jolie plante grimpante commune dans la zone

 

 

Voilà, donc pour ces quelques rencontres avec dame-nature aux philippines, à bientôt !!!

 

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Orchidées dans les patios.

 

Patio des philippins bien fourni en orchidées

 

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Textes et Photographies par Edouard FARIA . Toute utilisation et reproduction sans autorisation préalable est interdite.

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 07:29

Bonjour,

 

De nombreuses espèces ont encore fleuri cet automne et cet hiver, comme quoi ce genre ne se limite pas à une floraison estival !

 

Des espèces complètement blanche comme S. reichenbachiana et S. grandiflora ont fleuri pour la première fois, idem pour S. impressa. Un clône remarquable de S. oculata aux couleurs très marquées a également fleuri pour la première fois. Deux clônes de l'espèce ont été pris en photo côte à côte pour pouvoir observer les différences.

 

Voilà, je vous laisse les parcourir ces floraisons qui pour ma part me surprennent toujours autant !

 

  

Stanhopea grandiflora

 

Stanhopea grandiflora

 

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impressa 3

 

impressa 1

 

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reichenbachiana 2

 

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Stanhopea annulata

 

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Stanhopea oculata

 

Stanhopea oculata

 

 

Stanhopea oculata

 

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Stanhopea wardii

 

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