Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 15:06

     Bonsoir,
 
Quelques photos des floraisons de cette année qui m'ont le plus marquées.
 
L'année fut excellente pour les Dendrobiums, les Stanhopeas et les Phragmipediums. En revanche, les Paphiopedilums ont moins fleurit que d'habitude même si P. rotschildianum  a été enfin de la partie et a fleuri pour la première fois. Plus de 15 ans que l'on attendait ça... au rythme de croissance d'une feuille par an, on l'avait presque oublié....
 
Phragmipedium caudatum nous a aussi bluffé avec ses pétales de plus de 50 cm.... et P. pearcei, difficile à faire fleurir et à conserver en culture, a aussi récompensé notre patience avec plusieurs fleurs ravissantes, très finement dessinées.
 
Enfin Acineta superba a enfin daigné aller jusqu'au bout de sa floraison, la plante avortait systématiquement les années précédentes...
 
 Acineta superba


Aerides houlletiana
 
Cet Aerides fut une de mes premières acquisition en 1992 alors que je n'avais encore que 11 ans. Elle a survécu ces 20 années en nous offrant régulièrement de belles floraisons printanières au parfum citronné.

Aerides houlletiana
       
   
Catasetum pileatum 'Imperial'
 
Cette espèce a été jusqu'en 1921 la fleur nationale du Venezuela puis Cattleya mossiae lui a volé ce titre.
 
C. pileatum varie peu morphologiquement mais présente une large palette de coloration du blanc au rouge en passant par des formes vertes ou jaunes.
 
Cette forme aux fleurs rouges, également dénommée C. pileatum 'Pierre Couret' ou pileatum Imperialis,  est quasi éteinte dans son habitat et rare dans les collections.   
      
        Catasetum-pileatum--Imperial-_3.jpg    Catasetum-pileatum-Imperial_2.jpg
 
          
Cattleya skinnerii
   
Un Cattleya originaire d'Amérique centrale que l'on retrouve du sud du Mexique jusqu'au Panama. Fleur nationale du Costa-Rica.

Acquise il y a quelques années en petite plante, elle fleurit à présent chaque année toujours plus abondamment.
 
 
Cattelya skinneri        
 
Cattleya intermedia var. orlata

Cette forme de C. intermedia se caractérise par l'extension de la coloration pourpre du lobe médian du labelle aux deux lobes latéraux.
 
Comme les autres formes de Cattleya intermedia, elle se cultive aisément et fleurit abondamment.
 
 
Cattleya aquinii var orlata
 
 
Cattleya gigas
 
synonyme : Cattleya warscewiczii
 
Un Cattleya originaire des Andes colombiennes qui se distingue par la taille de ses fleurs (>18cm) et le nombre de fleur que peut contenir une hampe (jusqu'à 8) formant de magnifiques bouquets.

Première floraison pour cette plante acquise toute petite il y a quelques années, elle a tenu ses promesses en nous offrant 4 magnifiques fleurs. Affaire à suivre...
 
 
 
Cattleya gigas
 
 
Cattleya loddigesii

Un très beau Cattleya bifolié brésilien que les producteurs du même pays ont su amélioré la qualité ornemental en croisant les meilleurs clones en termes de forme, texture et coloration des fleurs. Acquise petite, cette plante fleurit à présent abondamment chaque année.
 Cattleya loddigesii
 
     
Cattleya mossiae
 
Un Cattleya magnifique qui nous vient des Andes vénézuéliennes où on le rencontre au fond des vallées, la coloration de son labelle varie presque à l'infini et il n'existe pas deux plantes identiques.

Les quelques clones que nous possédons fleurissent abondamment et offrent de magnifiques bouquets de fleurs au printemps. Une floraison attendue chaque année. Cliquez ici pour accéder à un article qui leur est consacré. 
 

Cattleya mossiae
       
 
Cirrhaea nasuta
 
Une espèce du genre Cirrhaea  originaire de l'état de l'Espirito Santo au Brésil rarement vue dans les collections.
 
Son appellation 'nasuta' fait référence à la protubérance du labelle (en blanc ici) qui rappelle un nez et qui permet de la distinguer des autres espèces du genre.
 
On rencontre principalement deux formes, une forme claire aux sépales jaunâtres et aux pétales et labelle blanchâtres comme ci-dessous, ainsi qu'une forme plus colorée aux pétales et labelle rougeâtre.
 
L'espèce est florifère, notre plante fleurit abondamment chaque année à condition de bien l'arroser.
 
Cirrhaea nasuta
 
       
Cycnoches loddigesii

Une espèce remarquable aux grandes fleurs parfumées, non résupinées, originaire des régions chaudes d'Amérique Centrale et du Sud. Dioïque comme tous les Catasinae, ses inflorescences sont le plus souvent mâles.

Les Cycnoches se rencontrent de plus en plus à la vente et donc aussi dans les collections mais elles restent difficile à maintenir car ne produisant qu'une seule pousse par an, elles ne forment pas de gros spécimens et la moindre erreur de culture peut leur être fatal (Attention aux excès d'arrosage et aux températures trop fraîches).

En effet, comme ses cousins les Catasetums, certaines espèces demandent des saisons de sécheresse et d'autres pas. Il est donc primordial de bien se renseigner sur les conditions de culture et il est préférable de cultiver des plantes issues de semis, habituées depuis toute jeune à nos conditions de culture en serre, que des plantes collectées dans la nature qui auront plus de difficultés à s'adapter.

Toute tentative de reproduction végétative est également à proscrire, la plante ne s'en remet pas et le rempotage est à éviter ou alors, il s'opère lors du démarrage des nouvelles racines.

Nous avons acquis cette plante, il y a environ deux ans environs et elle fleurit pour la deuxième fois nous offrant trois magnifiques fleurs.


Cycnoches loddigesii
 
Cymbidium tigrinum 
 
Faisons un petit détour par l'Asie avec Cymbidium tigrinum, une espèce du genre dont la plante ne dépasse 25-30 cm et qui offre de folies fleurs. La plante a vite formé un beau spécimen produisant plusieurs inflorescences chaque année.
 
 
Cymbidium tigrinum
   
 
Epidendrum pseudepidenrum
 
Une espèce singulière par la coloration de ses fleurs et le contraste du vert des pétales et sépales et l'orange du labelle. Originaire du Costa-Rica et du Panama, on rencontre différentes formes aux colorations plus ou moins intenses.
  
Culture facile dans un pot en terre cuite pour contrebalancer le poids des longues cannes qui atteignent facilement un mètre.

Epidendrum pseudepidendrum
   


Gongora sanderiana

Un de mes Gongora préféré, aux fleurs délicieusement parfumées.

Originaire des Andes péruviennes, équatorienne et colombiennes, ce Gongora est moins prolifique que les autres espèces du genre et demande une attention particulière pour le maintenir en culture. En effet, il ne produit qu'une seule pousse par an et il faut donc veiller à ce qu'un excès d'arrosage ou un coup de froid ne vienne ruiner la saison et mettre en péril la plante. Floraison estivale.
       
Gongora sanderiana

 

 

           
Laelia purpurata


Fleur nationale du Brésil, Laelia purpurata ne peut laisser indifférent... et la foison de forme et de colorations différentes en font un mythe. Au Brésil et sans doute ailleurs aussi, certains collectionneurs ne se consacrent qu'à cette espèce et à ses déclinaisons.
 
C'est une plante de culture facile tolérant des températures assez fraîches et fleurissant aux mois de juin-juillet dans l'hémisphère nord.
 
Différentes formes s'épanouissent année après année dans la serre et je crois qu'elle mérite un article à elle seule... pour bientôt donc.

Laelia purpurata

Laelia tenebrosa

Ce Laelia ne bénéficie pas du même aura que Laelia purpurata mais il est tout aussi spectaculaire. La coloration cuivrée de ses sépales et pétales se marient à la perfection avec le pourpre du labelle et ses fleurs, bien étalées, atteignent près de 20 cm. Contrairement à Laelia purpurata, ce taxon présente peu de variations et seul l'intensité des couleurs varie légèrement.

Originaire de l'état de l'Espirito Santo au Brésil, il ne se rencontre plus dans son habitat transformé en pâturage ou en champs de café.

Notre plante a une trentaine d'année aujourd'hui et fleurit régulièrement. Cette année, elle a encore offert 3 magnifiques fleurs.

Laelia tenebrosa

 
Paphiopedilum Iantha Stage ( P. rotschildianum x P. sukhakulii )

 

Un hybride primaire réussit qui allie le prolifique de P. sukhakulii à la majestuosité de P. rotschildianum. Le résultat est un Paphiopédilum multifloral, plus florifère et facile à cultiver que P. rotschildianum, avec des sépales et un sabot qui rappelle P. rotschilidianum et des pétales mouchetés typiques de P. sukhakulii.

Acquise il y a une dizaine d'année, la plante fleurit tous les 3 ans environ.
   

Paphiopedilum Iantha Stage

   

Paphiopedilum rotschildianum

 

Le roi des rois, l'espèce du genre sans doute la plus recherché qui atteignait des sommes exorbitantes il y a une trentaine d'années.
 
Aujourd'hui largement démocratisée et accessible grâce aux méthodes de reproduction moderne, elle n'en reste pas moins une espèce à croissance lente, difficile à mener jusqu'à floraison et fleurissant tous les 3 à 5 ans une fois adulte... et toute plante libellée "P. rotschildianum" à croissance rapide est sans doute un hybride primaire avec un autre multifloral comme P. philippinense (P. Saint Swithin) ou P. stonei (P. Lady Isabel) plus robustes,  plus prolifiques et plus florifères que les espèces.
 
Le nôtre a mis une quinzaine d'année à fleurir et contrairement aux Paphiopédilums aux feuilles marbrés qui apprécient l'ombre, il a accéléré sa croissance lorsqu'il a été placé dans la serre avec les Cattleya bénéficiant alors d'une forte luminosité et d'une température élevée en journée.

Un bon indicateur est la coloration de ses feuilles qui doit être d'un vert claire signifiant que la plante reçoit suffisamment de lumière (une plante produit moins de chlorophylle lorsqu'elle est plus exposée à la lumière pour synthétiser une même quantité d'énergie).

Paphiopedilum rotschildianum
 

Pescatorea klabachorum

Une acquisition récente auprès de Ecuagenera en tant que P. lehmanii et qui s'avère finalement être P. klabachorum.
     
Une première floraison donc pour cette espèce qui ne semble pas présenter de difficultés de culture particulière.
Pescatorea klabachorum
 
 Phragmipedium caudatum
 
Les Phragmipediums ont très bien fonctionné cette année avec, en plus des floraisons habituels, la floraison des espèces caudatum et pearcei et d'un hybride wallisii x pearcei
 
Commençons par caudatum, une espèce dont les pétales atteignent plusieurs dizaines de centimètres. La plante, acquise il y a deux ans lors d'une exposition en Allemagne, a fleurit pour la première fois et formée deux belles fleurs, bien colorées, aux pétales de plus de cinquante cm.
 
Cette espèce forme rapidement de beaux spécimens, on espère donc qu'elle continue sur cette lancée...

Phragmipedium caudatum 
Phragmipedium pearcei et pearcei x wallisii

Première floraison P. pearcei qui peut former de gros spécimens en culture sans jamais fleurir...
 
Il s'agit d'une des plus petites espèces du genre, originaire d'Equateur où elle se développe en bordure de rivières dans des zones sursaturées en eau ce qui impose certaines conditions de culture pour la réussir.

Ces fleurs sont de vrais petits bijoux, finement dessinées. On retrouve ses caractéristiques dans son hybride avec P. wallisii dont le résultat est un Phragmipedium proche de P. pearcei mais plus tolérant avec des fleurs plus grandes et surtout des pétales plus allongés.

Phragmipedium pearcei
      Phragmipedium-pearcei-x-walisii.jpg
 
 
Rossioglossum williamsianum
       
Rossioglossum williamsianum est originaire du Mexique et du Guatemala et se rencontre peu dans les collections contemporaines où Rossioglossum grande et le croisement des deux espèces  R. Rawdon Jester rencontrent plus de succès.

A première vue, R. williamsianum ne semble pas si différent que R. grande et les photos ne mettent pas en évidence leurs différences, en effet la coloration et les motifs des fleurs étant identiques, la distinction des deux espèces demande à visualiser les plantes réellement.
       
R. williamsianum présente des fleurs plus petites entre 10 et 12 cm contre 15 à 17cm pour R. grande et ces hampes florales sont deux fois plus longues. Elles portent jusqu'à une dizaine de fleurs contre 3 à 5 pour R. grande. Les labelles sont également légèrement différents, celui de R. grande est arrondi, étalé, d'un blanc contrastant avec le reste de la fleur alors que celui de R. williamsianum reste jaunâtre, recurvé a sa base. Les pétales sont aussi plus obovales chez R. williamsianum que chez R. grande, aux pétales plus allongés.
     
La culture est également différente, R. williamsianum demande moins d'arrosage et une période de repos plus prononcée, il fleurit en été alors que R. grande fleurit à la fin de l'automne ou au début de l'hiver.
   
Rossioglossum-williamsianum.jpg
   

Thunia marshalliana

Une belle terrestre aux feuilles caduques, ses cannes se forment rapidement au printemps en 2 ou 3 mois pour fleurir au mois de juin puis les feuilles tombent en automne et la plante entre dans un repos qui durera tout l'hiver.
 
Notre plante forme à présent au bout de 20 ans un beau pied de plusieurs cannes formant de nombreuses grappes de fleurs chaque année.
    

Thunia marshalliana

Partager cet article

Repost 0
Published by Edouard - dans Dans la serre...
commenter cet article

commentaires

Xavier 05/10/2012 00:39

De très belles photos. @ plus

Brossard 04/10/2011 10:04


Bonjour oui j'ai pu commander chez Mundiflora qui est venu a Bordeaux. Mais je suis deçu j'ai pas réussi a retrouver Stanhopea guttulata avec son ordeur mentolé Snif!! snif!! difficile a trouver
celle là!!!! mais j'ai celle-ci

Embreea rodigasiana
Stanhopea candida
Stanhopea connata
Stanhopea florida
Stanhopea impressa
Stanhopea jenishiana
Stanhopea reichenbachiana
Stanhopea stevensoni
Stanhopea tricormis


Edouard 04/10/2011 22:52



super ! Y'a déjà de quoi faire.... bonne culture !



Brossard 02/10/2011 22:44


Félicitation pour ton P. caudatum et toute ces magnifique floraison!!!!


Edouard 03/10/2011 19:35



Merci Eric !


As-tu pu trouvé des fournisseurs pour recommencer ta collection ?


A+



jujulen51 02/10/2011 20:51


excellent, belles réussites et très bien commenté


Américo Pereira 02/10/2011 20:11


Magnificas florações e magníficas fotos. Parabéns pelo sucesso com o Paphiopedilum rothschildianum.


Edouard 02/10/2011 20:31



Hola Américo !


Obrigado, o rotschildianum fez só duas flores mas sim, era um grande prazer.



Littérature


THE STANHOPEA BOOK
     

 

Référence actuelle du genre par

Dr. Rudolf JENNY

 

Stanhopea Titelseite

 

Les 67 espèces, les hybrides naturels et artificiels sont décrits et illustrés à l'aide de plus de 850 photos en couleur. L'histoire, la taxonomie, les différentes formes et l'écologie de chaque espèce sont revues sans oublier les techniques de culture.

 

Renseignements et achats directement auprès du Dr. Rudolf JENNY au mail suivant :

 

RJOrchid@gmx.ch